Éléments à considérer dans l’élaboration du modèle de gouvernance proposé en santé et en services sociaux

Les travaux réalisés jusqu’à maintenant font état des éléments qui doivent être considérés lors de l’élaboration d’un modèle de gouvernance : la culture, les règles, l’imputabilité, la participation, la transparence, l’efficacité et l’équitabilité. 

Les discussions entreprises avec les représentants des communautés ont donné des indications sur la façon dont chacun de ces éléments devrait être abordé dans l’élaboration du nouveau modèle de gouvernance en santé et en services sociaux des Premières Nations au Québec.  

Culture

  • Les Premières Nations désirent instaurer un modèle de gouvernance qui intègre la culture et leur conception de la santé;
  • Les Premières Nations revendiquent le droit d’offrir à leur population des services de santé et des services sociaux adaptés culturellement.

Règles

  • Les Premières Nations désirent instaurer un modèle de gouvernance qui intègre la culture et leur conception de la santé;
  • Les Premières Nations revendiquent le droit d’offrir à leur population des services de santé et des services sociaux adaptés culturellement.

Imputabilité

  • Les rôles et responsabilités de chacun, compris et acceptés par tous;
  • Des attentes de rendement explicites, comprises, convenues et déterminées en fonction des capacités de chacun;
  • Une reddition de comptes raisonnable. 

Participation
  • La mise en place de mécanismes permettant de mobiliser les parties prenantes et la population pour qu’elles prennent part aux décisions;
  • L’adhésion des parties prenantes soutenue par la pertinence des buts recherchés. 

Transparence

  • Une description détaillée et accessible des autorités et des responsabilités de chacune;
  • La mise en place de processus assurant la circulation de l’information.

Efficacité

  • Le renforcement des capacités en conception et prestation de programmes et services;
  • Le renforcement des institutions des Premières Nations.

Équitabilité

  • La mise en place de processus de gestion pour guider l’application de la réglementation,
  • l’autonomie des parties prenantes et la résolution des conflits.

Des réflexions touchant d’autres aspects du modèle devront également être menées par les Premières Nations.

 

La spécificité de chacune des communautés

Les communautés des Premières Nations au Québec présentent une variabilité quant à leur capacité organisationnelle qui pourrait conditionner la prise en charge de nouvelles responsabilités. Un autre élément à prendre en compte est celui de la diversité des besoins et des priorités communautaires. Le nouveau modèle de gouvernance devra ainsi tenir compte des spécificités de chacune des communautés.

L’économie d’échelle

Un des grands bénéfices du rassemblement des communautés des Premières Nations sous une même structure de gouvernance est l’opportunité de réaliser des économies d’échelle. En effet, actuellement, il est impensable que chacune des communautés puisse posséder les ressources humaines nécessaires pour occuper tous les postes, que ce soit au niveau médical ou administratif, permettant d’améliorer la santé et le bien-être de sa population. Tant que faire se peut, la mise en commun des équipements et des ressources humaines est une voie à privilégier afin d’offrir un maximum de services et de réduire les coûts qui y sont associés.