DMÉ

Au regard de l’importance des technologies de l’information dans la gestion des systèmes de soins et des avantages incontestables que procure le dossier médical électronique (DME), le dossier papier va disparaître, tant dans les grandes que dans les petites structures de soins. La preuve n’est plus à faire, le DME a su prendre une place de choix autant dans la gestion clinique qu’au chapitre de la gestion administrative et stratégique.

Mais qu’est-ce qu’un dossier médical électronique (DME)?

 

La définition la plus simple serait la suivante : dossier médical (ensemble des renseignements personnels relatifs à la santé) sous la forme d’un document électronique, par opposition au dossier traditionnel sur support papier.

Mais, dans les faits, c’est plus que cela selon Inforoute Santé du Canada :

Dans les milieux cliniques où travaillent plusieurs médecins, infirmières, nutritionnistes, pharmaciens et autres professionnels de la santé, le DME permet d’améliorer leur communication et leur productivité. Le DME peut aussi faciliter la communication entre les cliniciens et les patients en milieux communautaire et ambulatoire. De plus, l’utilisation des fonctions spécialisées du DME contribue à améliorer le sort des patients et leur sécurité en facilitant les soins préventifs et la gestion des maladies chroniques.

Outre le fait que le DME donne rapidement une vue globale du dossier, les raisons de se doter d’un DME pour améliorer la pratique sont nombreuses.

En effet, comme le soulignent les fournisseurs de solutions de DME, mais aussi les cliniciens utilisateurs, les systèmes de DME utilisés actuellement offrent, entre autres, des possibilités très intéressantes.

Cependant, le déploiement d’un DME reste associé à une démarche d’intégration complexe. Cette complexité est accentuée par le simple fait que les structures de soins des communautés des Premières Nations sont éparses dans tout le territoire provincial et ainsi ancrées dans des réalités organisationnelles différentes. Or, une constante demeure parmi les variables : la prédominance des professionnels des soins infirmiers qui assument souvent presque exclusivement la gestion clinique médicale.

Une autre réalité est à considérer, soit celle du fonctionnement des centres de santé où gravitent beaucoup de travailleurs communautaires non rattachés à un ordre professionnel. Cette structure réellement propre aux organisations de soins des Premières Nations doit faire partie intégrante de la démarche de réflexion lors du déploiement d’un système de DME.

Enfin, n’oublions pas que l’intégration de nouvelles technologies à la pratique clinique modifie les pratiques pour les intervenants et, quel qu’il soit, le changement est rarement chose facile.

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