L’Assemblée des Premières Nations célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Par Chantal Cleary | nov. 25, 2016

(Ottawa, ON, Toronto, ON et Kamloops, BC) – L’Assemblée des Premières Nations (APN) célèbre aujourd’hui la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui a été établie par les Nations Unies en 1999. Perry Bellegarde, Chef national de l’APN, Denise Stonefish, présidente du Conseil des femmes de l’APN et Shane Gottfriedson, Chef régional de l’APN de la Colombie-Britannique, exhortent les hommes et les femmes de tous les milieux à unir leurs efforts pour mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles autochtones.

« Aujourd’hui, nous exhortons les membres des Premières Nations, les Canadiens et tous les habitants du monde à s’engager personnellement à mettre fin à la violence et à appuyer nos pressions visant à obtenir plus de soutien pour les femmes, les filles et les familles des Premières Nations », a déclaré le Chef national Bellegarde. « L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées est importante, mais nous pouvons également prendre des mesures dès maintenant pour assurer la sécurité de nos communautés. »

La tragédie entourant les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a fait l’objet d’une attention nationale et internationale. D’après la GRC, plus de 1 180 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées ont été recensés au Canada entre 1980 et 2012. Toutefois, selon les organisations autochtones et la ministre fédérale de la Condition féminine, ce nombre serait beaucoup plus près de 4 000.

Denise Stonefish a dit ce qui suit : « Au-delà des cicatrices laissées sur nos sœurs, nos mères, nos filles et nos grands-mères, le cycle de violence à l’égard des personnes qui nous ont donné la vie fait du tort à tous. Pour que nos communautés soient sûres et viables, il est impératif que nous traitions les femmes et les filles autochtones avec le respect et la dignité qu’elles méritent. »

Au Canada, les femmes autochtones sont en moyenne six fois plus susceptibles d’être assassinées que les autres femmes. Dans les réserves, les refuges destinés aux femmes et aux enfants qui fuient la violence sont extrêmement sous-financés. Au Canada, il y a moins de 70 refuges qui sont situés dans les réserves.

« La violence à l’égard des femmes est non seulement une violation des droits de la personne, mais aussi une violation des traditions des peuples des Premières Nations », a indiqué Shane Gottfriedson, qui supervise les dossiers de la justice et des femmes autochtones disparues et assassinées. « Le Créateur nous a appris à traiter nos femmes avec le plus grand respect. Nous devons être à la hauteur de ses enseignements. La violence à l’égard des femmes autochtones est inacceptable. »

Au Canada, la moitié des femmes ont vécu au moins un incident de violence physique ou sexuelle à partir de l’âge de 16 ans. Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes comme suit : « Tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

L’Assemblée des Premières Nations est l’organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates.
 

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