Le Dr Stanley Vollant lance une nouvelle étape de sa grande marche Innu Meshkenu à Pikogan

Par Chantal Cleary | févr. 10, 2017
Radio-Canada
Dr. Stanley Vollant   Photo : SRC

Le Docteur Stanley Vollant est présentement de passage en Abitibi-Témiscamingue pour sa marche Innu Meshkenu. Aujourd'hui, il parcourra les premiers kilomètres d'une nouvelle étape avec les élèves de l'école Migwam de Pikogan, près d'Amos. Le premier chirurgien autochtone québécois poursuit ainsi la quinzième étape de son parcours de 6000 kilomètres.

À Pikogan

Le documentaire De Compostelle à Kuujjuaq, qui raconte la longue marche du Dr Stanley Vollant et de son projet Innu Meshkenu a été présenté mardi soir à Pikogan. « Le message est très très fort. Le message c'est de ne jamais abandonner, de préserver dans ses rêves. Oui, on a eu des trucs négatifs dans notre existence au niveau des Premières Nations, mais c'est le temps, peut-être de se dire que c'est le passé. Aujourd'hui, vivons dans notre présent pour bâtir un meilleur futur », explique le Dr Vollant.

Rien pour l'arrêter

La marche organisée par Dr Stanley Vollant.
La marche organisée par Dr Stanley Vollant. Photo : Radio-Canada

Il entreprend cette nouvelle étape de sa grande marche en plein hiver. « Le froid c'est toujours un ennemi. C'est difficile. Il y a 2 ans, j'ai fait des engelures quand j'étais à Kuujjuaq. Je suis resté un peu sensible aux engelures, mais je me suis bien équipé pour éviter toute complication des engelures », dit-il. Tout au long de ce périple, Stanley Vollant et ses compagnons marcheurs dormiront soit sous des tentes, soit dans des centres communautaires.

Mais le froid et le camping d'hiver ne sont pas des éléments qui pourraient l'arrêter. Il se dirige direction nord. Cinq marcheurs, dont des gens de la communauté de Pikogan, parcourront les 257 km à franchir pour cette étape avec lui. D'autres se joindront pour quelques kilomètres. M. Vollant invite tout le monde à se joindre à la marche, ne serait-ce que pour quelques minutes.

Des rencontres enrichissantes

Depuis le début de cette longue aventure, le Dr Vollant affirme avoir été enrichi par les rencontres et discussions qu'il a faites. « En 2008, quand j'ai fait Compostelle, quand j'ai fait ce rêve-là, le lendemain quelqu'un m'a dit : C'est une vision que tu as eue, ce n'est pas un rêve. Le chemin te donnera des réponses. Je pensais qu'il était fou. Un chemin, ça ne parle pas. Mais depuis les 5500 km, le chemin m'a parlé à travers des personnes, à travers des événements et ça a enrichi mon discours, mon dialogue. Je pense que les jeunes s'enrichissent, se nourrissent de ce dialogue-là pour nourrir leur avenir », réfléchit-il.