Plan d’action du gouvernement Couillard pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuit : L’APNQL exige d’être partie prenante au suivi du plan d’action

Par Chantal Cleary | juin 29, 2017

Wendake, le 28 juin 2017 – Avec l’annonce par le gouvernement Couillard d’un Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuit, l’APNQL accueille positivement les efforts consentis par le gouvernement provincial dans les programmes et services qu’il livre aux Inuit et aux membres des Premières Nations. Il s’agit de la première initiative d’envergure du gouvernement provincial envers les Premières Nations depuis le Forum socioéconomique de Mashteuiatsh, il y a plus de dix ans.

L’APNQL reconnaît également que l’augmentation des budgets consacrés à ces programmes et services contribuera à l’effort collectif qui doit être entrepris pour relever les conditions socioéconomiques inacceptables qui sont encore le lot d’une grande majorité des membres des Premières Nations.

L'APNQL tient toutefois à préciser que le geste posé par le Québec mérite d’être situé dans un contexte clairement défini. « Le plan d’action proposé aujourd’hui devra faire en sorte que l’ensemble des interventions, par les gouvernements provincial et fédéral, convergent véritablement dans le meilleur intérêt des populations des Premières Nations et des Inuit », déclare Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

L’APNQL entend demeurer à l’affut quant à la mise en oeuvre de ce plan. Elle entend exiger dès maintenant la mise sur pied d’un comité de suivi du plan d’action, impliquant, à chaque étape, des représentants désignés par les Premières Nations.

Par ailleurs, le chef Picard tient à rappeler au gouvernement Couillard que pour atteindre des résultats durables en matière de développement social et culturel, l’accès aux territoires et aux ressources est indispensable.

« Les bonnes intentions du gouvernement provincial à l’égard du développement social de nos Premières Nations ne le dispenseront jamais de devoir reconnaître et respecter le titre aborigène et les droits ancestraux et issus de traités des Premières Nations sur les territoires qu’elles n’ont jamais cédés. La première et essentielle condition du développement socioéconomique d’un peuple est avant tout l’accès à son territoire et à ses ressources. S’il doit y avoir une réconciliation réelle, cette reconnaissance est incontournable », conclut le chef Picard.

 

À propos de l’APNQL

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador est l’organisme politique qui regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador. www.apnql-afnql.com.

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Renseignements :

Mélanie Vincent : vincentmelaniemv@