Les programmes virtuels en prévention des dépendances à la rescousse! 

Par CSSSPNQL | sept. 22, 2020
La COVID-19 a bouleversé le rythme de vie et affecté la santé mentale de tout le monde, et l’impact est encore plus grave sur les populations vulnérables. En mars dernier, en raison de la pandémie, les six centres de traitement pour les Premières Nations ont dû fermer leurs services résidentiels.


Cette situation problématique s’ajoute aux besoins déjà très élevés et au fait que plusieurs centres avaient déjà une longue liste d’attente pour leur programme résidentiel. Le confinement obligatoire a notamment eu une incidence sur la santé mentale des usagers d’alcool et de drogues. Les craintes étaient nombreuses face à de possibles rechutes, risques de sevrage et surdoses.  

Des services repensés pour mieux servir les usagers 

Fort heureusement, les centres de traitement des Premières Nations ont su repenser leurs services et les adapter rapidement à cette nouvelle situation afin de continuer à soutenir leur clientèle. L’intervention téléphonique et les rencontres virtuelles par l’intermédiaire de la plateforme Zoom ont été des outils très efficaces. Certains centres ont également utilisé les réseaux sociaux, comme Facebook, pour détecter les publications douteuses, offrir des cercles de partage virtuels et proposer le clavardage en ligne.  

Étant donné que la durée de ce confinement était inconnue, cinq centres ont pris la décision de mettre en place des services virtuels contre les dépendances axés sur la culture. Parmi ceux-ci, on compte les centres Onen’tó:kon, Wanaki et Walgwan qui proposent un programme par l’intermédiaire de Zoom d’une durée de trois semaines. Celui du centre Onen’tó:kon comprend des rencontres individuelles par Zoom ou par téléphone pour les clients qui n’ont pas accès à Internet. Il offre également des présentations d’information, tout en intégrant un segment culturel deux fois par semaine. Le programme est opérationnel depuis le 15 juin.  

De son côté, le centre Wanaki demande aux participants de son programme virtuel de s’engager à quatre heures en ligne par jour. Ce centre a été très créatif et a décidé de mettre en place, chaque mois, un concours sur ses réseaux sociaux afin d’encourager de saines habitudes de vie. Le centre Walgwan offre des services à une clientèle adolescente (de 12 à 17 ans) et a mis en place son programme de prévention virtuel le 8 juin dernier. Cinq premiers clients l’ont déjà complété avec succès. 

Mawiomi, quant à lui, a commencé son programme virtuel de quatre semaines le 17 août. Il est composé d’ateliers, de rencontres individuelles et de cercles de soutien. Le centre Miam Uapukun travaille également sur un programme en ligne pour soutenir sa clientèle. Enfin, le centre Wapan a décidé de prioriser une réouverture rapide des services résidentiels. Il travaille présentement à réviser le contrôle des infections et à former son personnel à l’utilisation de la prophylaxie post-exposition (PPE).  

En bref, la CSSSPNQL tient à souligner la créativité et la capacité d’adaptation dont les centres de traitement ont fait preuve pour assurer le bien-être de leurs clients!