Le 24 avril dernier, notre directrice générale, Marjolaine Siouï, a eu le privilège de participer, à titre de membre du comité de suivi pour la mise en œuvre de la Loi, au dépôt du 5e rapport annuel dans la communauté de Mashteuiatsh. Ce type de cérémonie soulève toujours beaucoup d’émotions, puisqu’il nous ramène à ce que nous avons de plus précieux : nos enfants.
Rappelons que cette Loi est née tout d’abord d’une volonté exprimée par de nombreuses familles de connaître la vérité quant à « la disparation et au décès de membres de leur proche dans des circonstances inconnues, à la suite de leur évacuation de la communauté à des fins médicales ou, plus largement, d’une admission en établissement de santé et services sociaux (établissement)1 ».

Au cours de cette visite, nous avons eu l’occasion de visiter les lieux de l’ancien Pensionnat indien de Pointe-Bleue qui a cessé ses activités et fermé ses portes en 1991. Aujourd’hui, le site a été transformé en école secondaire nommée Kassinu Mamu. Il fut d’autant plus très touchant d’entendre les témoignages de deux anciens pensionnaires, MM. Clifford Moar, ancien chef de Mashteuiatsh, et Pierre-Paul Niquay, responsable du recrutement et de l’information, pour l’organisation Awacak.
Au cours des cinq (5) dernières années, un travail colossal a été accompli par l’organisation Awacak, dirigée par Mme Françoise Ruperthouse et son équipe, ainsi que par la Direction de soutien aux familles du Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit.
Même si plusieurs familles ont trouvé des réponses à leurs questionnements, il n’en demeure pas moins que ce sont elles qui demeurent les plus affectées, car elles portent depuis des décennies le poids de ces injustices et les blessures qu’elles ont causées. Leur détermination à connaître la vérité est une source d’inspiration pour nous tous.
Les faits saillants du rapport sont accessibles en français, en anglais et en innu.

