Principe de Jordan : pour que nos enfants aient le droit de se développer et de s’épanouir pleinement

Le respect des droits des enfants des Premières Nations : une lutte toujours nécessaire

Alors que les découvertes survenues plus tôt cette année sur les sites d’anciens pensionnats ont permis de mettre en lumière le triste sort subi par des milliers d’enfants des Premières Nations, que l’on a commémoré le 30 septembre dernier la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation décrétée par le gouvernement fédéral et que l’on s’apprête à souligner la sixième année de l’adoption de la Déclaration sur les droits des enfants des Premières Nations, force est de constater que le respect des droits des enfants des Premières Nations n’est pas acquis. Au contraire, des efforts soutenus doivent être mis de l’avant afin d’assurer la pleine reconnaissance des droits de nos enfants de se développer et de s’épanouir pleinement.

L’adoption du principe de Jordan

L’une des manifestations les plus éloquentes de ces injustices est le sous-financement discriminatoire des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations. En 2005, Jordan River Anderson, un jeune garçon originaire de la nation crie de Norway House, au Manitoba, est décédé à l’âge de cinq ans à l’hôpital, à la suite de besoins médicaux complexes, tandis que les gouvernements fédéral et provincial s’obstinaient à savoir qui devait payer pour ses soins. Afin d’éviter qu’aucun autre drame semblable ne se produise, le Canada adoptait, en 2007, le principe de Jordan et, en 2016, le Tribunal canadien des droits de la personne ordonnait au gouvernement fédéral de mettre en application la pleine portée du principe afin que tous les enfants des Premières Nations aient accès aux services dont ils ont besoin, allant de l’aide aux devoirs à des camps spécialisés, en passant par des services d’orthophonie ou la construction de rampes d’accès pour fauteuils roulants.

L’importance de connaître ses droits pour les faire appliquer

Bien que le principe de Jordan représente une avancée incontestable pour les familles et les enfants des Premières Nations, trop peu de personnes en connaissent l’existence et encore moins la procédure pour faire une demande.

La CSSSPNQL a donc produit une vidéo pour informer la population des Premières Nations sur le principe de Jordan et sur la façon d’y faire appel. Pour y accéder, cliquez ici.

Il s’agit de la suite d’une boîte à outils conçue principalement pour les intervenants, qui a été lancée il y a quelques semaines.

Votre collaboration est essentielle pour nous aider à diffuser largement cette vidéo, en la partageant au sein de vos réseaux respectifs. Ensemble, prenons soin de nos enfants, en commençant par être mieux informés sur leurs droits.

Partage :
Facebook
Twitter
LinkedIn
Autres articles similaires :
0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videRetourner aux documents