Cesser la violence sous toutes ses formes
Mené par le Centre de santé d’Unamen Shipu, le projet Briser le silence, comme son nom l’indique, a pour but de rompre le silence lié aux différents actes familiaux violents qui pèse depuis beaucoup trop longtemps. L’objectif est de contrer les types de violence qui touchent disproportionnellement les communautés des Premières Nations comparativement au reste de la société québécoise. Pour y arriver, le projet a été mené en deux étapes.
Première étape : informer
À l’aide d’un comité composé de membres de la communauté et d’intervenants, le Centre a déployé une campagne de communication à travers toute la communauté afin d’informer les gens sur les différents types de violence et d’atteindre le plus de personnes touchées par les différentes formes de la violence familiale.
Il était important de communiquer à la communauté que la violence familiale ne se limite pas qu’à la violence physique. Outre cette forme de violence, une personne peut également être victime de violence sexuelle, de violence psychologique, ainsi que d’exploitation financière et de négligence.
L’information a été diffusée sur les réseaux sociaux ainsi qu’à la radio communautaire à l’aide de capsules d’information. Une attention particulière a été portée sur la maltraitance des enfants et les tabous concernant le dévoilement d’agressions sexuelles dans la communauté. Le Centre a présenté les effets de la violence sur les enfants et sur les adultes et les traumas occasionnés par le climat de silence. La population a été informée des services offerts dans la communauté et à l’extérieur de celle-ci et du soutien offert à ceux qui en auraient besoin.
Deuxième étape : sensibiliser
Le Centre a organisé une campagne de sensibilisation comportant des activités de prévention, notamment des cercles de partage ainsi que des ateliers de visualisation. C’est à ce moment que la CSSSPNQL est entrée en jeu : nos conseillers ont offert des séances d’information portant sur la Loi sur la protection de la jeunesse et les droits des parents et des enfants ainsi que sur la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Des intervenantes de la communauté de Nutashkuan ont présenté le projet Lanterne Auass, qui vise à renforcer l’habileté des adultes et des intervenants de la communauté à accompagner les enfants dans leur développement psychosexuel. Un conférencier de la nation crie a tenu des ateliers portant sur les répercussions de la colonisation et comment celle-ci peut mener à la perte d’identité culturelle et à l’interviolence ou à la violence latérale. Il a également expliqué comment ces traumas sont transmis de génération en génération, quelles sont les actions pour s’en sortir et comment changer sa vie et retrouver un état de mieux-être.
Comprendre notre histoire
Dans le même esprit, le Centre a tenu l’exercice de la couverture. Cette activité a d’abord été présentée aux collaborateurs, aux partenaires et aux intervenants communautaires. Il s’agit d’une activité participative de découverte et de discussion, de réconciliation et de sensibilisation à l’expérience historique qui permet aux participants d’acquérir une compréhension de notre histoire commune en tant que peuples autochtones et allochtones au Canada. L’activité, animée par un membre de la communauté de concert avec la coordonnatrice des services de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle, a été suivie d’un cercle de partage sur notre avenir.
L’activité sera offerte par la suite à toute la communauté.
Malheureusement, la pandémie a limité le développement des projets du Centre, mais les efforts sont maintenus pour aller de l’avant dans les prochaines années!