Avec l’arrivée soudaine de la pandémie de la COVID-19, il y a deux ans, la CSSSPNQL a dû rapidement s’entourer d’experts en santé publique pour l’aider à bien accomplir sa mission, soit d’épauler les communautés et les organisations des Premières Nations afin d’assurer la santé et la sécurité de leurs populations. Une des personnes qui nous prête main-forte depuis plusieurs mois est le Dr André Corriveau, médecin-conseil en santé publique.
Vous êtes curieux d’en apprendre davantage à son sujet? Nous lui avons posé sept questions pour vous permettre de mieux comprendre son mandat à la CSSSPNQL, mais également ce qui le motive dans ses fonctions et dans quelles organisations il a travaillé auparavant.
Bonjour, Dr Corriveau! Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions pour permettre aux communautés et à nos partenaires de vous connaître un peu mieux. Tout d’abord, concrètement, en quoi consiste votre travail en tant que médecin-conseil en santé publique?
Une définition classique de la santé publique comprend l’ensemble des efforts organisés d’une société pour maintenir les personnes en santé et éviter les blessures, les maladies et les décès prématurés. Cela inclut tout programme, service et politique qui vise à protéger et à favoriser la santé d’une population ou d’une communauté. À titre de médecin spécialisé en santé publique, mon rôle est de conseiller et de contribuer au travail de la CSSSPNQL pour soutenir les efforts des communautés des Premières Nations visant l’amélioration de la santé de leurs populations, en faisant appel à mes connaissances et à mon expérience.
On imagine que votre travail a beaucoup changé depuis l’arrivée de la pandémie de la COVID-19. À quoi ressemblaient les dossiers dont vous vous occupiez auparavant?
Je dois souligner que je n’ai pas été impliqué au sein de la CSSSPNQL avant la pandémie, mais je peux dire qu’au long de ma carrière, j’ai été appelé à travailler dans presque tous les types de dossiers associés à la santé publique, y compris la prévention et le contrôle des maladies infectieuses, l’organisation de programmes de dépistage, la prévention des maladies chroniques, la promotion de la santé, la vigie sanitaire et l’élaboration de politiques de santé.
Avant de travailler à la CSSSPNQL, pour quelles organisations avez-vous travaillé?
J’ai travaillé sept années à titre de directeur des services professionnels pour le Centre de santé Inuulitsivik, au Nunavik, 21 ans avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, dont 18 ans comme médecin hygiéniste en chef, trois ans comme directeur de la santé publique pour la province de l’Alberta et, depuis trois ans, comme médecin-conseil auprès de diverses organisations.
On peut constater que vous avez développé, au cours des dernières années, une grande expertise au sein d’organisations des Premières Nations et des Inuit. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous aventurer dans ce milieu?
Dès le début de mes études en médecine, j’avais un intérêt pour travailler en région éloignée et/ou nordique. J’ai donc cherché diverses occasions en ce sens en choisissant des stages au Labrador et au Nunavik. Par la suite, chaque expérience a ouvert la porte à la suivante.
Quelle est votre principale source de motivation dans l’exercice de vos fonctions?
Mon intérêt pour la santé publique et le partage de connaissances visant l’amélioration de la santé. Mon désir de connaître les savoirs traditionnels des nations autochtones a aussi été une importante source de motivation.
Y a-t-il un moment ou un événement précis qui vous a marqué depuis que vous travaillez à la CSSSPNQL?
Je dirais que cela a été l’occasion et l’honneur de pouvoir être aux côtés du chef de l’APNQL, Ghislain Picard, en tant que témoin expert durant l’enquête du coroner concernant le décès tragique de Joyce Echaquan.
Pour finir, sur une note plus ludique, pouvez-vous nous donner un fait étonnant à votre sujet?
Je réside actuellement sur l’île Saltspring, en Colombie-Britannique, alors c’est parfois un petit défi pour le secteur des communications de la CSSSPNQL de coordonner mes entrevues à l’heure du Québec.