Wendake, le 4 juin 2026 – Dans le cadre du suivi des appels à l’action de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (CERP), le Protecteur du citoyen a déposé aujourd’hui un rapport sur la trajectoire des enfants, jeunes et familles des Premières Nations et Inuit en protection de la jeunesse au Québec.
Pour l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), le constat est clair : il est primordial que l’expertise des Premières Nations soit reconnue, et que la relation entre les Directions de la protection de la jeunesse et les communautés des Premières Nations soit renforcée.
« En novembre 2025, à la suite de la publication de l’état des lieux de la CERP, nous avons exigé la pleine mise en œuvre des appels à l’action. Bien que des progrès aient été réalisés au cours des sept derniers mois, des efforts considérables restent à fournir comme le rapport en fait mention. De notre côté, nous sommes prêts à collaborer et à mettre les bouchées doubles afin qu’un véritable travail de gouvernements à gouvernement soit fait. Le mieux-être de nos familles et de nos populations en dépend. », a fait savoir Francis Verreault-Paul, chef de l’APNQL.
« Les voix des enfants, des familles et des intervenants des Premières Nations sont encore trop peu entendues. Les décisions prises par le système de protection de la jeunesse doivent tenir compte des réalités historiques, culturelles et sociales de nos nations, et respecter nos modes de gouvernance. La solution passe notamment par la création de corridors de services entre les établissements du réseau québécois et des communautés des Premières Nations. Les besoins sont d’autant plus criants pour l’accès aux services spécialisés. », ajouté Derek Montour, président de la CSSSPNQL.
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