Les guerriers et les guerrières de l’ombre : d’hier à aujourd’hui 

La CSSSPNQL vous invite à découvrir les portraits de figures emblématiques ayant marqué l’histoire et la vie des Premières Nations au Québec et au Canada. Plongez dans l’univers des guerriers et des guerrières de l’ombre, d’hier à aujourd’hui, et explorez leur influence durable. 

La CSSSPNQL tient à remercier l’artiste et illustratrice anishnabe Fabienne Théorêt-Jérôme, de la communauté de Lac-Simon, pour ses magnifiques œuvres! 

Mary Two-Axe Earley

Mary Two-Axe Earley était une militante kanien’kehá (Mohawk), qui a défendu pendant plusieurs décennies les droits des femmes des Premières Nations. Elle fit de son cheval de bataille les injustices de la Loi sur les Indiens, qui forçait alors les femmes des Premières Nations à abandonner leur statut lorsqu’elles épousaient un homme allochtone. Ses efforts seront récompensés en 1985 avec le projet de loi C-31. Membre fondatrice de l’Association des femmes autochtones du Québec, elle a mis en lumière sur la scène internationale les inégalités sociales et sexuelles auxquels font face les femmes autochtones au Canada.

William Commanda

William Commanda était à la fois un militant pour la culture et les droits des Premières Nations au pays et dans le monde entier, un fervent protecteur de la Terre-Mère et un chef spirituel. Parmi ses nombreux accomplissements, il fut chef de la communauté de Kitigan Zibi de 1951 à 1970, Officier de l’Ordre du Canada en 2008 et fondateur du groupe A Circle of All Nations. Gardien de plusieurs ceintures de coquillages wampum aux valeurs historiques et spirituelles inestimables, il maîtrisait également l’art de la construction de canot et de la trappe.

An Antane Kapesh

An Antane Kapesh était une militante innue et une pionnière de la littérature autochtone au Canada. De 1965 à 1967, elle devint la première femme chef de la communauté de Matimekosh. À travers son essai autobiographique Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse paru en 1976, elle dénonça avec vigueur le colonialisme et ses impacts, ainsi que les inégalités sociales subies par les Premières Nations. Véritable pilier de la culture innue, elle écrivit des livres pour les enfants en innu-aimun et inspira de nombreux écrivains, poètes et artistes des générations suivantes.

Peter Bryce

Peter Bryce était un pionnier de la santé publique et des politiques sanitaires au Canada. Allié précieux, il a consacré une partie de sa vie à améliorer les conditions de vie et de santé des Premières Nations et des Inuit au pays. Plusieurs de ses rapports dénoncent ouvertement les mauvais traitements subis par les enfants fréquentant les pensionnats, ainsi que la responsabilité du gouvernement fédéral. Il a également lutté longuement contre les taux alarmants de mortalité par tuberculose au sein des communautés.

Monique Sioui

Née de parents respectivement abénakis et wendat, Monique Sioui était une ardente militante des droits des femmes et des enfants des Premières Nations. Fondatrice de l’association des Femmes autochtones du Québec dont elle fut la présidente en 1976, elle initia une enquête sur les articles discriminatoires de la Loi sur les Indiens envers les femmes et se rendit jusqu’aux Pays-Bas pour faire valoir ses convictions. Elle a consacré sa vie à l’amélioration des conditions de vie en luttant sur plusieurs fronts : statut des femmes, enfants négligés, discrimination et violence familiale, sexuelle et conjugale. Grâce à ses nombreux accomplissements, elle aura aussi permis de créer un pont culturel entre les Premières Nations et les Québécois. 

Levi General

Levi General (Deskaheh) était un fier représentant du Conseil héréditaire des Six Nations et un militant dévoué pour l’autodétermination des Premières Nations. Doté d’une persévérance sans failles et d’une rare éloquence, il était déterminé à faire reconnaître l’autonomie et la souveraineté des Six Nations auprès de la communauté internationale. En 1923, alors que le gouvernement canadien tenta de destituer le Conseil héréditaire, il entreprit des démarches, non sans embûches, pour faire reconnaître les Six Nations comme un État indépendant auprès de la Société des nations en Suisse. Il mourra en exil aux États-Unis, car il aurait été emprisonné s’il était rentré auprès des siens.

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